ELECTION PRESIDENTIELLE US 2016

A LA LUMIERE DE L’HISTOIRE ET DES PLANETES

Edith Hathaway, USA © 2016

Traduction : Patricia Depasse, Belgique © 2016

CARRES JUP-SAT DANS LES ANNÉES D’ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES US

Le carré exact Jupiter-Saturne coïncide avec une année d’élection présidentielle US tous les 20 ans, et nous pouvons en tirer certaines observations sur ce que signifie cette configuration pour l’élection 2016 et pour les élections présidentielles précédentes. Pendant la majeure partie de l’année 2016, Jupiter et Saturne sont en carré mutuel, en ce cas, le dernier carré avant la conjonction JUP-SAT de décembre 2020. En 2016, il y a deux carrés exacts, le 23 mars et le 26 mai. Ce thème a déjà été présenté dans mon article “Trump it Up” (21 décembre 2015) :

http://edithhathaway.com/trump-it-up/#more-625.

Pour récapituler, j’ai dit que, quand un carré se produit lors d’une année d’élection présidentielle US, il a tendance à indiquer un bouleversement politique, mais en plus, si ce sont des signes fixes qui sont mis en avant (zodiaque sidéral), ils donnent la continuité, et si Rahu et Ketu sont impliqués dans le carré, ils donnent l’arriviste, l’énergie rebelle. Avec la carte du carré JUP-SAT du 26 mai 2016, il semble bien que les Démocrates puissent garder la Maison-Blanche en 2016, mais qu’il est plus que probable qu’un candidat contestataire y accède, quelqu’un qui crée la surprise. La continuité avec le parti précédent est montrée par le grand nombre de planètes en signes fixes (7 planètes), dont Jupiter et Saturne. Le candidat contestataire est montré par Rahu qui se conjoint à Jupiter en Lion. Par la suite, nous explorerons si ceci pourrait impliquer éventuellement la combinaison d’un candidat non-conformiste avec un candidat du système en place. Nous étudierons aussi la proche opposition de Pluton au Soleil des USA.

presidentielle-FR2016-01Avant 2016, l’exemple le plus récent d’un carré JUP-SAT, fut celui de novembre 1995 (dans les signes fixes du Scorpion et du Verseau), indiquant la réélection du président sortant, Bill Clinton. Idéalement, le carré JUP-SAT devrait se produire durant l’année de l’élection, mais celui-ci se produisit à moins d’une année de distance de l’élection elle-même, tout en ne figurant pas dans l’année civile 1996. Et alors que le thème indiquait sa réélection, il montrait aussi à quel point il était embourbé dans les scandales et considérablement affaibli de ce fait.

Le carré précédent JUP-SAT durant une année d’élection présidentielle US, eut lieu durant l’année 1976, avec le transit de Jupiter en Bélier et de Saturne en Cancer. Le carré exact s’est produit le 9 mars 1976, avec Jupiter-Saturne à 02.47 Bélier-Cancer. Jupiter est conjoint à Ketu sur l’axe Rahu-Ketu, ce qui indique un potentiel candidat non-conventionnel ; et si ni Jupiter ni Saturne ne se trouve en signe fixe, le président sortant n’est pas favorisé. Puisque Jupiter est sorti du Bélier le 8 juillet 1976, le dernier carré exact JUP-SAT avant l’élection de novembre et durant l’année de l’élection, avait lieu en mars 1976. Le Démocrate Jimmy Carter a déclaré sa candidature en décembre 1975, et fut si méconnu du public américain à l’époque, qu’un gros titre disait “Jimmy Who is Running for What!?[1]

Mais le public était tellement saturé de la présidence Nixon entachée de scandales, le scandale du Watergate et la grâce présidentielle que Ford accorda à Nixon, qu’un outsider[2] de Washington et perçu comme un réformiste pouvait réussir dans pareil contexte politique. Jimmy Carter remporta la campagne face au Président Gerald Ford (président US de 1974 à 1977), un président sortant non élu qui succéda au président Richard Nixon, quand celui-ci fut obligé de démissionner le 8 août 1974, le premier président US à jamais avoir renoncé à son mandat. Auparavant, le vice-président élu par Nixon, Spiro Agnew, fut même obligé de se désister, en octobre 1973, sous le coup d’accusations d’extorsion, fraude fiscale, corruption et conspiration. Nixon nomma alors le Chef de la Minorité à la Chambre, Gerald Ford, qui avait derrière lui 25 années de carrière au Congrès, comme élu du Michigan. Ford fut donc le premier président en titre à n’avoir jamais été élu ni président ni vice-président, et ceci le laissa dans une position de relative faiblesse au sein même de son parti. Il n’était pas sûr de sa nomination avant la Convention Nationale des Républicains et la lutte fut serrée avec le rival du parti, Ronald Reagan, futur président US, de 1981 à 1989.presidentielle-FR2016-02

Dans le thème du carré JUP-SAT du mardi 9 mars 1976, le maître de Maison 10 (Vénus) comptée de l’Ascendant Lion, représente Ford, le président en place. Bien que dans une maison angulaire dans le signe d’un ami (Verseau), Vénus est relativement faible à zéro degré du signe. Vénus est en Maison 7 en Dhanishta, un nakshatra gouverné par Mars. La Maison 10 comptée du Maître de 10, est le Scorpion gouverné par Mars, et représente le futur président. Mars en Gémeaux est situé en nakshatra Mrigashira avec la Lune, un nakshatra fécond et nourrissant, dans la Maison 11 comptée de l’Ascendant Lion. Ceci donne bien plus de pouvoir à Mars, qui est aussi Maître du jour (mardi). De plus, Mars devient angulaire dans le thème Navamsha et il est fort, dans son propre nakshatra dans le thème Rashi. Comme tel, il a aussi pouvoir sur Vénus, le président en place. Quoique l’Ascendant et trois planètes se trouvent en signes fixes, Jupiter et Saturne ne le sont pas eux, en signes fixes (c.-à-d. en particulier dans un carré JUP-SAT). Ceci est en général défavorable pour un candidat sortant (ou parti) qui cherche à garder la Maison-Blanche.

Avant ceci, en 1956, Jupiter et Saturne se sont trouvés en carré à partir de signes fixes (Jupiter en Lion, Saturne en Scorpion) pendant près de neuf mois durant l’année de l’élection 1956, jusqu’au 29 octobre, alors que l’élection se tenait huit jours plus tard, le 6 novembre 1956. Saturne en transit se trouvait sur l’axe Rahu-Ketu, et le seul problème en défaveur du président Eisenhower, c’était sa santé, vu qu’il avait été victime d’un accident cardiaque sévère en septembre 1955. Mais celui-ci, ainsi que d’autres problèmes de santé liés à sa maladie de Crohn, furent soigneusement dissimulés, et il remporta la victoire sur son adversaire de 1952, le Démocrate Adlai Stevenson, avec encore une majorité écrasante. Cette fois, il gagna avec une avance encore plus forte de 57,4% contre 42% à Stevenson. De même, avec Jupiter et Saturne en carré de signes fixes pendant la majeure partie de 1936 (Jupiter en Scorpion, Saturne en Verseau), le président Franklin Roosevelt gagna aisément cette réélection, avec 60,8% des voix contre 36,5% pour Alf Landon.

Les prédécesseurs les plus récents de Gerald Ford, dans le rôle de présidents sortants non élus, furent Harry Truman en 1948 et Teddy Roosevelt en 1904, tous deux vice-présidents succédant à des présidents décédés en exercice[3]. Quand Truman, président sortant, se lança dans la campagne pour l’élection de 1948, Jupiter et Saturne se trouvaient en trigone de Feu (Jupiter en Sagittaire, Saturne en Lion). Truman, président sortant, l’emporta avec 49,6% des voix dans une triangulaire, sur ses adversaires le Républicain Thomas Dewey, gouverneur de New York (45,1%) et le Dixiecrat[4] Strom Thurmond (2,4%). Ce fut une élection très spectaculaire, et la 5e victoire consécutive pour le Parti démocrate, qui avait été victime en 1948 d’une tripartition brutale de son idéologie. Ce fut aussi une “élection surprise” car presque tout le monde avait prédit que Thomas Dewey l’emporterait, y compris le fidèle partisan du GOP[5], le journal Chicago Daily Tribune, qui avait titré par erreur, au lendemain de l’élection : “Dewey Defeats Truman.”, demeuré célèbre. (L’équipe du journal était en grève, l’impression[6] les avait obligés à mettre sous presse quelques heures plus tôt qu’à l’habitude.)

Jupiter en Sagittaire se superpose aussi sur l’Ascendant des USA, où il se conjoint à l’Ascendant qu’il gouverne, quoiqu’il soit en opposition du Soleil natal en Gémeaux. (Le thème des USA va suivre.) Le transit de Jupiter en 1948 serait profitable pour le président sortant et pour le statu quo, bien que la planète extérieure, Uranus (la révolte ou le rebelle), fût en transit en Gémeaux, à l’opposition de l’Ascendant des USA. Mais le 10 octobre 1948, Uranus devint stationnaire avant sa rétrogradation à 07.26 Gémeaux, à distance du degré de l’Ascendant à 08.49 Sagittaire. Cette opposition de forces eut pour effet de faire perdre de la vitesse à la présidence en titre, le mois avant l’élection (le 2 novembre 1948).

En 1904, alors que le président républicain Teddy Roosevelt était en quête d’un premier mandat d’élu (il était entré en fonction après le décès de McKinley, le 14 septembre 1901[7]), il rencontra peu d’opposition avant la Convention Nationale de juin 1904. Son seul adversaire de taille, le sénateur de l’Ohio et homme d’affaires Marc Hanna, mourut en février 1904. Durant la majeure partie de l’année 1904, y compris le jour de l’élection, Jupiter et Saturne se trouvaient en sextile (Jupiter en Poissons, Saturne en Capricorne). Cette combinaison est en faveur du maintien du statu quo.presidentielle-FR2016-03

En 1916, le président sortant, le Démocrate Woodrow Wilson, gagna d’une courte tête, 49,2% contre 46,1% pour le Républicain Charles E. Hughes. Jupiter et Saturne étaient en carré chara (cardinal : Jupiter en Bélier, Saturne en Cancer sur l’axe Rahu-Ketu). Dans ce thème, on retrouve quelques facteurs intéressants : le Maître de 10, la Lune, est situé en Vierge dans la Maison 12 comptée de l’Ascendant Balance, ce qui est considéré comme une position de faiblesse du point de vue de l’Ascendant. Wilson fut surtout connu en 1916 comme le président “qui nous a gardés de la guerre” (c.-à-d. la Première guerre mondiale, appelée à l’époque la Grande guerre). La Maison 10 comptée du Maître de 10 (Lune en Vierge) est en Gémeaux, gouvernés par Mercure. Mercure est conjoint à la Lune en Maison 12, en Vierge. Ceci montrait qu’il n’y avait pas grand écart entre les deux candidats en termes de leurs politiques actuelles, même si Wilson était connu comme un candidat “anti-guerre”, “non-interventionniste”, alors que Hughes passait pour un “interventionniste modéré”. La Maison 12 concerne les événements en pays étranger. Avec la Révolution mexicaine au sud, et la Première guerre mondiale à l’est, l’Amérique était demeurée officiellement neutre, à l’instar de la majorité de ses citoyens.

L’ironie du sort c’est que, à un mois du jour de son investiture, le 4 mars 1917 (l’Inauguration Day remonte à 1933[8]), Wilson changerait de point de vue du tout au tout, afin de persuader le public américain que les USA devaient s’engager dans la Première guerre mondiale, pour défendre la Grande-Bretagne et la France contre l’Allemagne et ses alliés. Les USA entrèrent officiellement en guerre le 7 avril 1917 et Wilson consacra la majeure partie de son second mandat à l’effort de guerre, et à la suite de ceci, aux Conférences de Paix de Paris et à supporter le Traité de Versailles. Quand le Traité fut rejeté par le Congrès US en mars 1920, Wilson resta déçu et aigri avec ses propositions spéciales pour la paix mondiale, dont son idée d’une Ligue des Nations, le 14e de ses célèbres Quatorze Points.

En 1992, le Démocrate Bill Clinton remporta la victoire sur le Républicain George H. W. Bush, président sortant. A partir de mi-septembre 1992, Jupiter et Saturne étaient en transit dans un trigone de Terre (Jupiter en Vierge, Saturne en Capricorne). Ceci aurait dû aider le président en exercice, mais il y avait d’autres éléments en faveur d’un candidat du parti de l’opposition, y compris Uranus et Neptune, en opposition étroite du Soleil natal des USA à 22.38 Gémeaux. Un autre facteur majeur, c’était le cycle des élections présidentielles US de 28 ans, qui pour les Républicains, désignaient 1992 comme un point faible, vu que c’était le marqueur des 12 ans (et une orbite complète de Jupiter), à compter de 1980. De même, Truman n’était pas vulnérable en 1948, puisque le cycle des élections présidentielles de 28 ans du Parti démocrate n’en était qu’à ses tout débuts, depuis 1940. (Cette recherche originale est parue dans mon livre In Search of Destiny, 2012, pp. 40-41.) A l’heure actuelle, en 2016, Pluton joue un rôle similaire à celui que jouaient Uranus et Neptune en 1992, puisque Pluton en Sagittaire transite étroitement l’opposition au Soleil des USA, avec Uranus en Poissons en carré étroit de Pluton et du Soleil natal des USA.

PLUTON TRANSITE L’OPPOSITION AU SOLEIL DES USA : DE QUOI CECI PRÉSAGE-T-IL ?

Pendant la majeure partie de 2016, Pluton en transit se trouvera dans les 1 à 2 degrés de l’opposition au Soleil natal des USA, à 22.38 Gémeaux en sidéral. (Alors que l’astrologie védique classique ne se sert pas d’Uranus, Neptune et Pluton, je les considère, moi, s’ils sont en transit dans un orbe de 1 à 2 degrés de points importants, comme des planètes et des points de référence du thème.) Le Soleil symbolise le commandement et Pluton est étroitement associé aux transformations radicales qui tendent à se produire au travers de l’élimination et du renouveau, comme s’il devait arriver un éclatement complet avant un processus de construction. Il apporta avec lui au moins deux candidats à la présidence qui ont défié avec vigueur certains des principes fondamentaux de leurs partis politiques, tout autant que la direction du parti : Donald Trump et Bernie Sanders. Ils sont même d’accord sur certains sujets. Chose surprenante pour un candidat GOP, Trump a attaqué le TPP (Trans Pacific Partnership), les politiques de prêts des grosses banques, tout autant que l’évasion fiscale des grandes sociétés sur des profits réalisés à l’étranger. Mais mis à part cela, les différences sont légion, puisque Trump épouse beaucoup de sentiments de droite qui horrifient nombre de ses adversaires de gauche.presidentielle-FR2016-04

Indépendance des USA : rectifié par l’astrologue védique James Kelleher : 4 juillet 1776, 18 h 30 LMT, Philadelphia, PA, USA.

Un aspect d’opposition est un défi, et avec Pluton en transit, aussi proche de l’opposition au Soleil des USA durant la majeure partie de 2016, voici un défi direct au pouvoir en place actuellement. Il prouve aussi que l’oligarchie essaie de maintenir et de renforcer son emprise sur le gouvernement et sa politique. Big Money et Big Media ont essayé (et presque réussi) à faire ignorer et minimiser les résultats et la campagne du candidat principal anti-système, Bernie Sanders. Il défie nombre de règles de l’establishment, avec notamment sa collecte de fonds auprès de particuliers, qui atteint des proportions historiques, et sans l’aide des Super PACS[9]. Trump est un milliardaire, un magnat de l’immobilier et une star des médias, qui tout en défiant l’élite du parti, fait lui-même partie de l’élite de l’establishment. En tant que candidat politique, il n’a pas son pareil pour dominer les médias et le cycle des informations. Trump a dit que ses supporters déclencheraient des émeutes à la Convention Nationale de juillet s’il n’était pas nommé. Sanders aussi est voué à gagner la nomination, mais Clinton a été la favorite : quand ils ont déclaré tous deux leur candidature en avril 2015, elle avait 98% de notoriété[10], et des supports politiques et financiers dès le départ. A l’heure actuelle, Clinton a toujours la majorité des superdelegates[11] en sa faveur, dont les votes ne sont pas fixés avant la convention, en tout cas. Mais le fossé entre Clinton et Sanders auprès des pledged delegates s’est graduellement réduit ; ainsi, à la fin mars 2016, Sanders veut-il que les superdelegates reconsidèrent leurs votes, surtout dans les Etats où il a gagné, en certains cas, avec une énorme avance[12]. A la fin mars 2016, Clinton a gagné 18 Etats et Sanders 14. Mais sur ces 18 Etats gagnés par Clinton, deux l’ont été d’une courte tête : Iowa et Missouri. Les sondages montrent aussi Sanders vainqueur sur Trump avec davantage de marge que Clinton sur Trump.

En tout cas, nous voyons que Trump et Clinton sont les plus favorisés par Big Media. Quoiqu’elle dise le contraire, Clinton est favorisée parce que, étant la candidate de l’establishment, on s’attend à ce qu’elle soutienne le 1% (de la population dont la richesse équivaut actuellement à celle de 90% de la population US, et qui ont notamment le contrôle sur Big Media). Trump, c’est parce qu’il fait grimper l’audimat, tout en se procurant du temps d’antenne supplémentaire gratuit, d’une valeur de 1,9 milliard de dollars pour l’instant. En décembre 2015, le Chief Executive de CBS, Les Monves, a dit que la campagne de Donald Trump “peut ne pas être une bonne chose pour l’Amérique, mais c’est sacrément bon pour CBS”.

 https://theintercept.com/2016/02/29/cbs-donald-trump/

En 2012, Monves a dit aussi : “les Super PACS peuvent être une mauvaise chose pour l’Amérique, mais c’est très bon pour CBS”.

http://www.motherjones.com/mojo/2013/07/super-pac-ad-spending-broadcast-consolidation

En même temps, avec la réforme du financement électoral qui fait défaut, cela contribue à maintenir le statu quo, et Sanders a fait de cette question le cœur de sa campagne. Il a fait vœu de nommer un juge à la Cour Suprême afin de révoquer Citizens United, une décision de la Cour Suprême du 21 janvier 2010, qui dégage la voie à l’oligarchie en vue d’acheter les élections. Pas étonnant, si Bernie Sanders n’est pas le chéri de Big Media, qu’il considère comme “un bras de la classe dirigeante de ce pays”. En Europe, ils ont des lois pour contrer “l’abus de position dominante” par des sociétés. Mais aux USA, ces lois ont été constamment rabotées depuis le milieu du XXe siècle. Bernie Sanders a fait vœu de s’atteler à ces questions, en commençant avec son propre exemple de refuser le financement de sa campagne par les grosses sociétés. En déclarant sa candidature, il savait qu’il faisait face à des obstacles majeurs, dont la formidable machine Clinton. Il y a de nombreux exemples sur l’année passée, de la façon dont l’establishment gère les électrons libres qui remettent son autorité en question. En voici un :

http://www.rollingstone.com/politics/news/how-the-new-york-times-sandbagged-bernie-sanders-20160315.

L’auteur discute un article de The New York Times, la presse de l’establishment qui supporte Clinton et lui fait pas mal de propagande. Ce 13 mars 2016, l’article est intitulé “Bernie Sanders Scored Victories for Years Via Legislative Side Doors[13]”. C’est un compliment à double sens pour les nombreuses années d’un travail que Sanders a mené à bien, pour faire adopter des lois, en collaboration à la fois avec les Républicains et les Démocrates. Mais pour leur édition papier et online, l’article fut promptement rebaptisé “Via Legislative Side Doors, Bernie Sanders Won Modest Victories[14].” Ils retirèrent tout éloge dans la version précédente sur sa “stratégie très réussie” et émirent des doutes supplémentaires sur Sanders, ce qui n’est pas surprenant pour un journal qui en fait, est pour Clinton.

Ensuite, le 15 mars, Clinton a effectivement remporté 5 Etats, quoiqu’en Missouri le score fût si serré, que Sanders avait le droit de demander un recomptage[15]. Il renonça parce que les candidats s’étaient partagé les délégués une fois pour toutes et que cela créerait davantage de dépenses pour le Missouri. Cette nuit, le discours de Sanders en Floride ne fut pas repris du tout par Big Media, pas une seule minute, bien qu’il eût participé à 5 élections primaires ce jour-là. En lieu et place, ils couvrirent Clinton, et les commentateurs de télévision parlèrent de Trump et de ce qu’il pourrait faire à présent.

http://www.nytimes.com/2016/03/17/opinion/campaign-stops/a-bernie-blackout.html

Peut-être n’est-ce pas une coïncidence si les millennials[16] (entre 18 et 33 ans) ne regardent pas les infos du câble, mais qu’ils s’informent surtout sur Internet. Ces mêmes jeunes électeurs (de 18 à 30 ans), à la fois Démocrates et Indépendants, ont voté pour Bernie Sanders à raison de 80% environ ou plus. Il a aussi la faveur des électeurs de 31 à 45 ans. Ce peut être pourquoi les sondages sur Internet lors des débats des Démocrates favorisent extrêmement Sanders, à 80% ou plus, et pourquoi ces sondages apparaissent sur Big Media de manière fugitive seulement, si du moins ils apparaissent.

Les médias sont un bras de la classe dirigeante de ce pays et ils veulent parler de tout dans le monde sauf des sujets les plus importants…Parce que si vous parlez de problèmes réels, et que les gens s’en font une éducation, vous savez ce qui arrive ensuite. Ils pourraient bien vouloir y apporter du changement.

Bernie Sanders, interview en direct, Cenk Uygur’s The Young Turks Internet news show, mars 23, 2016.

Pluton possède certaines qualités de Rahu, c.-à-d. dérèglement, statut de marginal, et déstabilisation de l’establishment, exigences de changements dans les standards du commerce. Dans cette élection 2016, nous voyons des statistiques des primaires, que dans quelques Etats, beaucoup de gens ont voté en dehors de leurs partis. Donc aussi dans l’élection générale, nous voyons la possibilité d’un réalignement des adhérents et d’électeurs qui votent contre le candidat de leur parti ou qui votent pour bloquer un candidat des primaires. Ceci arrive déjà dans les primaires en ce qui concerne Donald Trump et cause du dégât parmi les experts et les sondages.

Le Parti républicain est divisé entre noyau dur du parti et supporters de Trump, mais même le noyau dur a beaucoup de factions et de nombreux avis sur ce qui devrait être fait pour stopper Trump ; et astrologiquement parlant, aucun autre Républicain n’est susceptible de le stopper, à mon avis. Trump a tendance à attirer les électeurs qui ont à la fois des inquiétudes financières et du ressentiment raciste, et ceci alimente certaines de ses déclarations les plus extrêmes et des politiques qui font peur à ses détracteurs. Ils l’accusent de nourrir la haine et la violence, y compris lors de ses propres meetings. Cette tendance inquiétante a augmenté depuis la fin de l’automne 2015, ce qui a coïncidé avec son Dasha Rahu-Mars, et apporte en même temps de plus en plus de protestataires lors de ses meetings et même dans certains des bastions de Trump au travers du pays.

Pour les Démocrates, il y a une fracture grandissante entre ceux qui supportent la continuité avec la politique d’Obama sous Hillary Clinton (avec ses quatre ans comme Secrétaire d’Etat sous Obama, bien qu’elle soit plus belliciste et plus à droite qu’Obama), et ceux qui suivent un candidat vraiment progressiste, réformiste comme Bernie Sanders, dont les antécédents correspondent plus aux politiques qu’il défend. A l’heure actuelle, fin mars 2016, les Démocrates sont divisés entre ces deux candidats, avec 49% de favorables à Sanders contre 48% pour Clinton.

http://www.bloomberg.com/politics/articles/2016-03-24/democrats-evenly-split-over-clinton-sanders-in-bloomberg-poll-im63yb0w

Tous ces thèmes anti-système ne peuvent être attribués uniquement au transit de Pluton à l’opposition du Soleil natal des USA. Ils sont aussi confirmés dans les carrés Jupiter-Saturne du 23 mars et du 26 mai 2016, qui impliquent Mars avec Saturne, en Scorpion pour 6 mois (du 20 février au 17 juin ; du 12 juillet au 17 septembre) aussi bien que Jupiter et Rahu, en Lion pendant 7 mois et demi (du 8 janvier au 12 août 2016). Même si elle s’achève à la mi-août 2016, la combinaison Jupiter-Rahu colore la totalité de 2016, y compris le Nouvel An védique du 7 avril 2016. Elle a bouleversé l’ordre habituel de la politique, spécialement avec Big Media, qui même s’il a domination sur la télévision câblée, ne peut étouffer toute échange de données via les multi-plateformes des médias sociaux et indépendants. La démocracie est toujours vivace dans ces domaines, du moins en Occident, et en dépit de la surveillance massive. (Notez l’influence de Rahu (le marginal, l’hérétique) sur Jupiter (les médias, entre autres choses, y compris la royauté, et y inclus, la royauté politique.) Nous voyons ceci particulièrement avec Jupiter et Rahu dans le signe royal du Lion. Le Lion est est le plus royal des signes de Feu, et contient le nakshatra Magha, où réside le trône.

Comme mentionné au début, j’ai dit en décembre 2015 que le thème du carré JUP-SAT du 26 mai 2016, indique que les Démocrates pourraient conserver la Maison-Blanche en 2016, mais qu’il semble plus probable qu’un candidat non-conformiste y accède, quelqu’un qui crée la surprise. J’ai dit aussi que je considérais que les deux favoris, Trump et Clinton, s’exposaient à de potentiels renversements majeurs en 2016, Trump surtout après la mi-août 2016.

Le premier carré JUP-SAT du 23 mars 2016, à 22.19 Scorpion-Lion est de plus souligné par l’éclipse solaire totale du 8 mars 2016, à 24.50 Verseau, et par Saturne stationnaire avant rétrogradation à 22.20 Scorpion, le 25 mars 2016. Le candidat en lien le plus étroit avec ces coordonnées, c’est Bernie Sanders, dont le Soleil natal est à 22.06 Lion et dont le MC (Milieu du Ciel) est à 25.12 Verseau. J’ai dit qu’il devrait voir quelques victoires majeures se refléter dans l’éclipse solaire totale du 8 mars. Il a de fait, remporté une grande victoire le 8 mars – “A Shock Victory” dans le Michigan, et “Among the Greatest Polling Errors in Primary History[17]” (Nate Silver, enquêteur), plus une victoire grâce à Democrats Abroad[18]. Ils votèrent du 1er au 8 mars dans plus de 170 pays, avec Sanders qui remportait 69% des voix, 31% pour Clinton. Il eut aussi trois victoires majeures le 25 mars. Auparavant, Clinton avait remporté d’autres victoires, y compris 5 Etats le 15 mars, et l’un d’eux (le Missouri) d’une très courte tête.

LES CANDIDATS FAVORIS

Dans un contexte en faveur des candidats anti-système, ce transit de Pluton donne une autre perspective à notre sujet puisque – si Hillary Clinton devait être nommée à la tête des Démocrates, elle est au coude-à-coude avec le seul candidat restant anti-système : le favori chez les Républicains, Donald Trump. Cependant, voici où cela se complique : le thème de naissance de Trump indique qu’il a devant lui une route très cahotique à partir de maintenant et jusque novembre, et spécialement à partir de la mi-août 2016. J’ai dit en décembre 2015, que Trump EST le probable nominé à la tête des Républicains, puisque son thème est plus fort que n’importe quel autre de ses rivaux GOP. (cf. le lien vers “Trump it Up” ci-dessus et dans Choix de références), mais la période la plus troublée de sa période planétaire actuelle, son Dasha de Rahu, va du 29 octobre 2015 au 16 novembre 2016, qui marque la fin de son Dasha de 18 ans. C’est classiquement une période de pertes, et de ce cas, elle se combine à un thème très marqué par le destin.

La Pleine Lune natale de Trump est à 28.05 Scorpion (un endroit sournois) à un demi-degré de l’éclipse totale de Lune à 29.38 Scorpion. Elle passe à travers l’axe des Maisons 4 et 10, avec le Soleil dans la Maison 10 de la carrière et du statut, Digbala, position dans la meilleure maison angulaire pour le Soleil dans un thème à Ascendant Lion. Mars est en Lion à l’Ascendant et devient plus important dans cette période Rahu-Mars, spécialement du fait que Rahu est en nakshatra Mrigashira en Maison 10 et est gouverné par Mars. Mars est en nakshatra Magha gouverné par Ketu. Donc l’axe de l’éclipse (Rahu-Ketu) est invoqué bien souvent. Pour une personne qui a une vie mouvementée, cette période pourrait être marquée de nombreux événements percutants, et au sein d’une période qui tend à apporter des pertes ou des revers majeurs.

Les deux favoris sont vulnérables, Trump d’autant plus après le 12 août 2016, quand – comme je m’y attends – il sera déjà nommé par les Républicains. Mais bien qu’il soit demeuré le favori du GOP, Trump a suscité de plus en plus de controverses au fur et à mesure qu’il s’est enfoncé dans cette période Rahu-Mars, du 29 octobre 2015 au 16 novembre 2016.

Ses challengers à ce point, semblent être Ted Cruz, qui est bien derrière lui chez les délégués, et/ou Mitt Romney. La rumeur dit que Romney a été pressé de se remettre en lice (avec Paul Ryan, porte-parole de la Chambre) pour pouvoir contrer Trump. Ceci demanderait une “brokered convention[19]” et signifierait un obstacle au palmarès de victoires déjà bien substantiel de Trump dans les primaires et les caucus.

Parmi les 5 candidats restants à la fin mars 2016, Clinton est la plus étroitement liée au système politique en place. Et malgré sa position de plus en plus progressiste au long de la campagne, renversant nombre de positions politiques qu’elle avait adoptées auparavant – ses liens étroits avec Wall Street et l’oligarchie indiquent que le 1% compte sur elle pour protéger leur statu quo.

J’ai dit depuis mai 2015 qu’elle devrait faire face à un retournement à partir du 20 février 2016, pendant les 6 mois où Mars transitera le Scorpion, où il est classifié bindus zéro dans sa Maison 2, et où il crée, classiquement, des difficultés. http://edithhathaway.com/hillary-clinton-2016-u-s-presidential-campaign-some-early-clues/#more-59

Clinton a commis plusieurs bévues sérieuses, y compris en mars 2016, quand elle a félicité Nancy Reagan de “présider le débat national sur le Sida”. En fait, Nancy et le Président Reagan ont ignoré tous deux le problème pendant la majeure partie de la présidence, tournant même le dos à leur ami Rock Hudson, quand il vint leur demander de l’aide en 1984.

Clinton s’est aussitôt excusée pour sa déclaration. Cependant, aucun de ses faux-pas jusqu’ici n’avait été suffisamment grave pour changer son statut de favorite. Son principal obstacle à la nomination actuellement, c’est que Bernie Sanders continue à l’emporter dans les votes, alors qu’elle supposait qu’elle pourrait emballer la nomination à la mi-mars 2016, voire plus tôt. Deux jours après avoir remporté 5 Etats le 15 mars, les remarques du Président Obama, lors d’une collecte de fonds privée, furent largement diffusées alors qu’il suggérait que les fonds démocrates fussent tous dirigés vers Clinton, et toute l’attention concentrée sur sa candidature. Ce qu’apparemment il ne comprend pas ici, c’est la portée de la ferveur anti-système qui alimente la candidature de Bernie Sanders tout autant que celle de Donald Trump. Ceci est aussi appuyé par les configurations planétaires de 2016. La course aux primaires n’est pas encore terminée, quoique avril 2016 puisse se révéler décisif, attendu la convergence des marqueurs astrologiques et de la campagne. (cf. la liste ci-dessous)

Mars en transit est entré en Scorpion le 20 février 2016, mais à la fin mars, ce facteur n’avait pas encore causé grand dommage d’après les scores de Clinton dans les primaires et les caucus. Ses plus grands gains durant ce mois ont été enregistrés le 15 mars (5 Etats) et le 22 mars en Arizona. Mais Clinton peut encore rencontrer quelques obstacles sur sa route, une fois que Mars sera devenu stationnaire avant rétrogradation en Scorpion le 17 avril. Ceci pourrait avoir un effet contraire sur elle, que Mars à bindus zéro n’a pas encore tellement montré jusqu’ici. Mars est rétrograde du 17 avril au 29 juin 2016. Il demeure en Scorpion jusqu’au 17 juin, revient à nouveau en Scorpion du 12 juillet au 17 septembre 2016. La Convention Nationale des Démocrates se tient du 25 au 28 juillet 2016, ce qui coïncide avec Mars transitant le Scorpion en compagnie de Saturne. Si ceci ne produit aucun impact sur elle, alors nous pourrions conclure que ce Mars à bindus zéro est significativement modifié de par sa conjonction avec Saturne en Scorpion, et que ceci entre en résonance avec sa conjonction natale Mars-Saturne en Cancer en Maison 10.

La primaire de Californie est programmée pour le 7 juin 2016, avec 546 pledged delegates en jeu pour les Démocrates, et 172 pour les Républicains[20]. C’est de loin la plus grande assemblée de délégués et elle est d’une extrême importance pour tous les candidats à la recherche de la nomination à la tête de leurs partis respectifs. Etant donné que tous les facteurs astrologiques favorisant les thèmes anti-système, comment une candidate pro-système comme Clinton peut-elle gagner la Maison Blanche ? Ceci pourrait-il satisfaire aux critères planétaires en faveur d’un vice-président anti-système avec un président pro-système ? ou vice versa ? Comment ceci pourrait-il fonctionner ?

Nous ne pouvons que spéculer sur le nombre incroyable de concessions qui devraient être consenties. Mais voici une autre signification possible de Jupiter-Rahu en Lion, vu que j’ai dit que les Démocrates sont susceptibles de conserver la Maison-Blanche, mais qu’un candidat d’opposition est bien susceptible d’y accéder. Selon les sondages Gallup actuels, 42% des électeurs enregistrés sont identifiés comme des Indépendants, dont beaucoup ont voté pour Sanders en grand nombre dans la course aux primaires et les caucus, où les Indépendants peuvent voter, même si Trump aussi a attiré des voix en dehors des lignes du parti, dont des Indépendants[21]. Mais puisque Sanders a gagné de façon tellement constante avec les Indépendants, s’il doit affronter Donald Trump en novembre, nous pourrions être témoins d’un grand report des votes des Indépendants sur Sanders.

Vénus est la planète de la politique, et son mouvement dans le ciel est crucial pour les événements politiques. Avant la primaire de Californie, du 31 mars au 24 avril 2016, Vénus transite les Poissons, son signe d’exaltation. Ceci favorise Sanders. Dans mon thème rectifié, elle est dans sa Maison 10, conjointe à sa Lune natale en Poissons, à l’opposition de Mercure natal et de Vénus natale en Vierge. Actuellement, il est dans un Dasha Rahu-Vénus, si on prend mon thème rectifié (8 septembre 1941, 01H05 EDT, Brooklyn, King’s County, NY). Pour Clinton, elle serait dans sa Maison 6, et non profitable, surtout que son maître d’Ascendant est Vénus. De même, pour Trump, elle est dans sa Maison 8 et non profitable, vu que son Maître de 10 est en 8. Cependant, durant les Conventions Nationales de juillet, Vénus transite le Cancer, ce qui est assez favorable pour les trois candidats.

Bien sûr, les primaires de l’Etat de New York le 19 avril sont extrêmement importantes avec 291 pledged delegates pour le candidat du Parti démocrate et 95 pour le candidat GOP. Elles sont précédées de près par Mars stationnaire avant rétrogradation et de Pluton stationnaire avant rétrogradation (cf. la liste ci-dessous). Les stations des planètes ont un impact énorme, puisque quand elles font une station, elles apparaissent comme si elles étaient immobiles du point de vue de la terre. Leur mouvement ralentit pendant plusieurs semaines de part et d’autre de la station, et durant le mouvement rétrograde, elles sont plus près de la terre, ce qui accroît leurs effets – qui sont montrés de la nature intrinsèque de la planète. Dans le cas de Mars, cela peut aller de l’action profitable à des actes de guerre et de violence, surtout en combinaison avec Saturne et dans le nakshatra Anuradha de Saturne (de 03.40 à 16.30 Scorpion).

Pour Pluton, nous recherchons des transformations majeures qui ne sont pas faciles à vivre ou à absorber, mais qui marquent des points de retournements majeurs. Pluton en Sagittaire à l’opposé du Soleil des USA, pousse nos leaders et nos autorités à changer leur façon de penser et à changer certains parties de leur philosophie fondamentale, notamment sur les religions du monde et les puissances étrangères, aussi sans doute sur le commerce global et les voyages. Pluton en transit est aussi en carré étroit d’Uranus en transit, une combinaison qui tend à apporter des changements soudains et rapides d’un genre radical, révolutionnaire. A côté du drame évident que nous avons déjà vu, surtout du côté républicain, nous devrions nous attendre à voir l’élection 2016 prendre la forme d’une année d’élection présidentielle des plus cruciales et des plus mémorables.

En retour, ceci dressera le décor de la conjonction importante JUP-SAT en Capricorne qui se produit le 21 décembre 2020, au solstice d’hiver, et qui suit de près l’élection présidentielle US 2020. Si le pattern continue ainsi qu’il le fait depuis 1940, les Démocrates devraient garder la Maison-Blanche 28 ans durant, avec une pause au marqueur de l’année 12. Même si un Démocrate est élu président en novembre 2016, ce cycle démarre en 2020 et doit coïncider avec la conjonction JUP-SAT qui se produit tout au plus à quelques mois de l’élection présidentielle au début novembre 2020, ou de l’Inauguration Day le 20 janvier 2021 – de préférence les deux. Les deux dates sont très proches, comme le solstice d’hiver, ce qui accroît la puissance, subjective ou autre, de la présidence à venir en 2020.

MARQUEURS-CLES A VENIR

Pluton à l’opposition du Soleil natal des USA (à 1 degré d’orbe) : du 20 janvier au 28 juillet 2016 ; du 23 novembre 2016 au 24 janvier 2017

Vénus transitant les Poissons : du 31 mars au 14 avril 2016

Mars stationnaire avant rétrogradation : à 14.49 Scorpion, le 17 avril 2016

Pluton stationnaire avant rétrogradation : à 23.24 Sagittaire, le 18 avril 2016

Primaires de l’Etat de New York : le 19 avril 2016

Carré JUP-SAT : le 26 mai 2016

Primaires de l’Etat de Californie : le 7 juin 2016

Convention Nationale des Républicains : 18-21 juillet 2016, Cleveland, OH

Convention Nationale des Démocrates : 25-28 juillet 2016, Philadelphia, PA

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CHOIX DE REFERENCES

Copyright © 2016, Edith Hathaway. Tous droits réservés.

[1] NdT : Jimmy – qui ça ? est dans la course – laquelle !?

[2] NdT : Adversaire qui a peu de chances de succès

[3] NdT : Truman succéda au Président Franklin D. Roosevelt, décédé d’une hémorragie cérébrale le 12 avril 1945, et assura la présidence jusqu’aux élections du 2 novembre 1948. Theodor Roosevelt assura la présidence du 14 septembre 1901 au 8 novembre 1904, après l’assassinat de McKinley par un anarchiste. (Wikipedia)

[4] NdT : State’s Right Democratic Party ou Dixiecrat : parti ségrégationniste, issu d’une sécession d’avec le Parti démocrate. Défenseur du mode de vie des Etats du Sud (notamment la suprémacie blanche, la non-intégration raciale) face à un gouvernement fédéral perçu comme oppressant. Contraction de Dixie (pour les Etats du Sud) et de crat pour Democrat. (Wikipedia)

[5] NdT : GOP = Grand Old Party ou Parti républicain

[6] NdT : Durant presque toute l’année qui précéda les élections de 1948, les opérateurs sur linotype sont restés en grève. A cette époque, plusieurs journaux de Chicago avaient opté pour une méthode typographique alternative, mais moins rapide, pour contourner la difficulté.

[7] NdT : McKinley fut sévèrement blessé par balles par un anarchiste, le 6 septembre. Les blessures se gangrenèrent par la suite, ce qui amena son décès le 14 septembre 1901.

[8] NdT : Actuellement, l’investiture ou Inauguration Day se tient le 20 ou le 21 janvier, si le 20 est un dimanche. Avant le Vingtième Amendement, la prestation de serment se tenait le 4 mars, jour anniversaire de la Constitution de 1789. C’est donc le Président F. D. Roosevelt, élu le 8 novembre 1932, qui fut le dernier à prêter serment, le 4 mars 1933. (Wikipedia)

[9] http://uspolitics.about.com/od/firstamendment/a/What-Is-A-Super-Pac.htm

http://www.davemanuel.com/investor-dictionary/superpac/

[10] NdT : En politique, name recognition ou la notoriété, est le nombre de gens qui vous reconnaissent comme politicien. Facteur important dans les élections, vu que les candidats à faible name recognition ont peu de chances de recueillir les suffrages de gens qui ne suivent la politique qu’occasionnellement. Name recognition passe aussi pour un obstacle majeur pour les challengers qui se présentent contre les candidats sortants, qui briguent leur réélection. (Wikipedia)

https://en.wikipedia.org/wiki/Name_recognition

[11] NdT : ce sont les délégués de la Convention Nationale des Démocrates. Ceux-ci sont des leaders éminents du parti, et des officiels élus (actuels ou anciens), dont tous les Démocrates de la Chambre et du Sénat, ainsi que les Gouverneurs en fonction, et ils sont nommés automatiquement de par le fait.  Les “Superdelegates” peuvent supporter la candidature de n’importe quel candidat,

par opposition aux “pledged delegates” qui sont sélectionnés lors des primaires et des caucus dans chaque Etat, sur base du candidat qu’ils supportent. Mais ils peuvent changer d’avis et les candidats éliminent périodiquement ceux dont ils ne sont plus sûrs. Comme les superdelegates peuvent supporter qui ils veulent, ils peuvent potentiellement faire basculer les résultats en nommant un candidat à la présidence, qui n’a pas recueilli la majorité durant les primaires. L’attribution des delegates se fait à la proportionnelle : un candidat qui remporte 40% des voix a 40% des delegates, le seuil minimal étant de 15%. (Wikipedia).

[12] NdT : Sanders a dit que les superdelegates devraient voter à l’instar du vote populaire de leur Etat, ce qui revient à dire de ne pas voter Clinton si les électeurs ont choisi Sanders. http://www.politico.com/story/2016/03/sanders-warns-super-delegates-against-flipping-for-clinton-221005

[13] NdT : Bernie Sanders marque des points depuis des années grâce à des amendements.

[14] NdT : Grâce à des amendements, Bernie Sanders a remporté de modestes victoires.

[15] NdT : moins de 0,5% d’écart de voix théoriquement ; dans le cas présent 0,2% seulement, ce qui faisait 1500 voix. Chaque candidat avait remporté 32 des 71 pledged delegates.

[16] NdT : Personnes qui sont devenues de jeunes adultes autour de l’an 2000

[17] NdT : “Une victoire-choc” et “Une des plus grandes erreurs dans les sondages de toute l’histoire des primaires”.

[18] NdT : les Démocrates expatriés

[19] brokered convention : quand les candidats ne se sont pas acquis suffisamment de voix pour prétendre à la majorité, auprès des delegates, durant le premier vote officiel lors de la convention du parti. La nomination se décide donc à la faveur d’accords politiques entre candidats, chefs de parti et par votes subsidiaires, jusqu’à ce qu’un candidat décroche la majorité. http://politicaldictionary.com/words/brokered-convention/

[20] NdT : Il n’y a pas de superdelegates au Parti républicain, du moins de nom. Il y a les delegates de la Convention Nationale des Républicains, à raison de trois par Etat, soit le président au niveau de l’Etat et deux membres de comités de district. Les superdelegates des Républicains sont obligés de voter pour le vainqueur du vote populaire de l’Etat, conformément aux règles de la section du parti à laquelle ils appartiennent. A l’origine, le terme superdelegate était en usage uniquement chez les Démocrates, mais finalement, le terme vit son emploi élargi aux deux partis, alors même qu’il ne s’agit pas d’un terme officiel utilisé par l’un ou l’autre parti. (Wikipedia)

[21] Une open primary est une élection primaire qui n’exige pas que les électeurs soient affiliés à un parti politique pour voter pour le candidat du parti, à l’inverse d’une closed primary. Une open primary est une bonne chose pour le candidat élu à ce niveau par le suffrage des Independants, car ceux-ci sont susceptibles de revoter pour lui lors de la General Election. (d’après Wikipedia)