ÉLECTION 2016, MISE A JOUR DU 28 AOÛT

Par Edith Hathaway, USA, © 2016

Traduction française de Patricia Depasse, Belgique, © 2016

TRUMP ENCORE ET TOUJOURS À L’ÉPICENTRE

Donald Trump se maintient à l’épicentre de l’élection US 2016. Bien qu’il se situe actuellement environ à 6% de points derrière Clinton dans les sondages nationaux, aucun autre candidat ne peut se comparer à lui en matière de pur spectacle. Il sait comment garder les projecteurs braqués sur lui, fût-ce en positif ou en négatif. Nous parlerons bientôt de sa progression depuis sa position de chouchou des médias à celle de candidat, qu’à présent, bon nombre d’agences de presse souhaitent enterrer. Mais quand il a annoncé sa candidature à la présidence, le 16 juin 2015, avec tambours et trompettes depuis le Trump Plaza à New York, et un jour seulement après que le favori du GOP[1], Jeb Bush, ait annoncé la sienne, l’expert Ian Bremmer l’a publié en gros titre ainsi : “Comment Donald Trump a volé la Une à Jeb Bush”. C’était à la fois exact et clairvoyant. Dans une foule qui s’est montée jusqu’à 17 concurrents, Donald Trump a sans cesse vaincu tous ses adversaires du GOP et volé leur effet d’annonce – jusqu’à la Convention du GOP, qui finissait le 21 juillet 2016, ce qui officiellement l’a promu au rang de candidat élu du GOP. L’attention de l’industrie des médias s’est concentrée sur Trump à l’exclusion de la plupart des autres candidats, y compris toute attention soutenue pour Hillary Clinton. À présent, tout le monde retient son souffle en anticipant à quel point et quand Trump ne va pas tarder à fondre sur Clinton.

Dans le système védique, les hommes politiques sont guidés par Vénus, planète de l’attirance et du magnétisme. Dans le mythe védique, Vénus, alias Shukra, passe pour être l’inventeur de la science politique et pour avoir composé le Shukraniti, le célèbre code du comportement et de la politique en littérature védique. Le charisme de Trump peut se décrire, astrologiquement parlant, de deux manières au moins : 1) la puissante Pleine Lune de son thème natal et le timing par rapport à elle ; 2) la transformation commerciale de l’industrie de la presse à l’heure actuelle, c.-à-d. que l’information devient un produit qui se vend, que le contenu en soit effectivement exact, non biaisé ou digne d’une attention sérieuse, ou non. Le mot-clé, c’est le Profit, non le Bien public, bien qu’il en revête les apparences. Et si les médias déforment les faits, doit-on être surpris si les candidats leur emboîtent le pas ?

Dès décembre 2015, j’ai dit : “La presse grand public joue un rôle plus important que jamais dans le déroulement de la campagne présidentielle américaine 2016”. Cf. http://edithhathaway.com/trump-it-up/#more-625  Je décris comment ceci se produit sur le long terme avec l’affaiblissement de Jupiter (journalisme, éducation, États-nations) et le pouvoir accru de Saturne (business, entreprises, industrie de l’armement) durant la période de TERRE, où les conjonctions Jupiter-Saturne prédominent dans les signes sidéraux de TERRE. La Période de Mutation FEU->TERRE va de 1901 à 1961 ; la période post-Mutation : de 1961 à 2199. Les triples conjonctions en Vierge de 1980-81 furent aussi des déclencheurs majeurs à la fois en accélérant et en plaçant l’ère de l’information sous la griffe des grandes entreprises. Si on passe en revue la période 2015-16, on remarque les effets de Jupiter (journalisme) et de Rahu (renégat, hérétique) conjoints en Lion, du 9 janvier jusqu’au 11 août 2016, et de Jupiter en Lion 13 mois durant : du 14 juillet 2015 au 11 août 2016.

À cause de son puissant Ascendant Lion dans son thème natal, et profitant aussi du transit de Jupiter à travers le Lion, j’ai prédit en décembre 2015 que Trump serait le candidat pressenti du GOP. La célèbre société de sondages de Nate Silver donnait 2% de chances à Trump (août 2015), 5% (septembre 2015), 6% en novembre 2015, 7% début décembre 2015 et 12 à 13% début janvier 2016. Silver n’était guère le seul à faire ces estimations. En décembre 2015, j’ai dit aussi que le timing favorable de Trump connaîtrait un ralentissement une fois que Jupiter serait sorti du Lion et qu’il approcherait de la fin de sa période de 18 ans du Dasha de Rahu, le 16 novembre 2016. Ceci demeure d’actualité avec le thème anti-Establishment qui prévaut pendant toute la saison des primaires. Le thème du dernier carré JUP-SAT en mai 2016 indiquait aussi la possibilité du parti au pouvoir qui conserverait la Maison-Blanche, et nous voyons comment le Président Obama joue un rôle majeur dans le soutien apporté à Clinton et les attaques menées contre Trump.

LE RÔLE DES ENTREPRISES DES MÉDIAS DANS L’ÉLECTION 2016

Quand l’information devient une marchandise, et les nouvelles du spectacle, les entreprises prospèrent en affichant des scores et des profits supérieurs pour l’industrie des médias, mais aussi en créant un genre de scène politique où Donald Trump rafle toutes les auditions. Et quand vous êtes davantage amuseur public qu’homme politique, vous pouvez échapper au jugement strict qu’on porte sur un politicien. Trump est ou bien un pionnier ou bien une anomalie à cet égard, et aussi dans sa façon de s’adjuger l’un des deux partis politiques majeurs, en lui imposant sa marque, avec effet d’amplification par lui-même et sa famille. À sa façon, Hillary Clinton est devenue, elle aussi, LE Parti démocrate. Ce qui fut confirmé avec la fuite des emails orchestrée par Wikileaks, venant du DNC (Democratic National Committee), et qui montraient à quel point celui-ci est devenu l’ailier virtuel de la campagne de Clinton à bien des niveaux, violant ainsi la propre régulation du DNC qui se doit d’agir en gardien impartial du parti. Ceci rendit toute compétition tellement impossible que quand en fait, Bernie Sanders gagna en réalité, beaucoup, beaucoup de primaires d’États, des tas de gens, agissant en faveur de la campagne de Clinton, sont allés plus loin et ont volé les voix de Sanders de toutes les manières possibles. Pour davantage d’information, cf. http://edithhathaway.com/election-update-june-27-2016/#more-1307.

Avec des poursuites judiciaires en suspens, nous avons à présent un contexte surréaliste où un candidat apparaît comme illégitime (Clinton), bien que les sociétés de presse maintiennent un mutisme complet sur le sujet ; alors que l’autre (Trump) est déjà occupé à mettre en garde contre une manipulation des votes lors de l’élection générale – et il n’a pas tort, étant donné ce qui est arrivé à Bernie Sanders. Les candidats des 3e et 4e partis vont, on l’espère, recueillir davantage de votes, étant donné le désamour et la méfiance qui prévalent à la fois à l’égard de Clinton et de Trump.

En dessous de tout ceci, il y a la tendance prononcée des sociétés de presse de pratiquer une censure par omission et déformation, en ramenant les questions politiques importantes et les enquêtes au syndrome de la course hippique/lutte des personnalités, en mettant l’accent sur des attaques et insultes réciproques des candidats, et en censurant ou limitant la discussion de problèmes cruciaux ou la remise en question d’un candidat favori (en général, Clinton). Depuis son statut de chouchou des médias en 2015, Trump est de plus en plus dénigré par les médias depuis ces derniers mois, en grande partie à cause de ses déclarations fantasques, téméraires et par moments outrageusement fausses, bien dans la tradition de Fox News et de ses nombreux homologues, où à présent la propagande remplace souvent le journalisme. Cet état de choses n’est pas étranger au fait que les partis et les électeurs soient fortement polarisés les uns contre les autres, ce qui n’a fait qu’augmenter depuis la fin des années 1980. Cependant, il existe des journalistes d’une rare intégrité qui n’ont pas peur d’aller contre ceux qui sont au pouvoir en leur demandant des comptes. Malheureusement, de nos jours, ceci amène le risque de se faire censurer, de perdre son job, sa liberté ou même sa propre vie. Donc quand Trump attaque les journalistes en les traitant de propagandistes bien biaisés, ou quand il se plaint de fraude électorale, il met le doigt sur des vérités majeures. La fraude électorale aux USA a atteint récemment des niveaux scandaleux lors de la course aux primaires démocrates, et puisqu’il n’y a aucun organe de presse pour couvrir le sujet, on est en droit de se demander : où est le scandale ?

Clinton est la candidate néolibérale sponsorisée par les banques et ceux qui profitent de la guerre, et elle est soutenue inconditionnellement par les médias de l’élite libérale (CNN, MSNBC, NPR, Associated Press, The New York Times, The Washington Post, BBC, et The Guardian). Le groupe au cœur des médias de l’élite libérale appartient à The Media Consortium, qui travaille en tandem avec Edison Research, une société de sondages recueillis à la sortie des urnes, et à l’heure actuelle, l’accusé dans un procès majeur pour fraude électorale. (Pour les détails, cf. mon article Election 2016 : Mise à jour du 27 juin, dont j’ai déjà parlé ci-dessus.)

Trump est le candidat néofasciste qui veut écraser la contestation avec une force policière accrue. Il est habituellement supporté par Fox News, mais quelques médias de tendance de Droite, comme The Wall St. Journal ont critiqué son comportement. Trump suit la politique du GOP en éludant les inquiétudes sur le changement climatique et en limitant les régulations fédérales de l’environnement, et c’est pourquoi les États rouges ont davantage de déchets toxiques que tous les autres. Trump a l’intention de relancer l’industrie du charbon, alors que Clinton veut la démanteler et soutenir davantage les énergies alternatives. Mais elle aussi reçoit un fort soutien de la part des industries de l’énergie fossile, et son équipe de transition est chapeautée par l’avocat pro fracturation (gaz de schiste), Ken Salazar. Donc alors que les Démocrates reconnaissent la science du climat, leurs législateurs sont toujours étroitement liés aux industries des énergies fossiles.

Le White Nationalism[2] a été une circonscription moins dominante du Parti républicain, mais il est incarné à présent par Trump, qui le relaie et le renie en même temps. Avec son mélange unique de charme et d’un côté abrupt, il vise les non-Blancs, du coup, il enhardit les autres. À la mi-août 2016, Trump a engagé Stephen Bannon de Breitbart News, comme directeur de campagne, qui regroupe donc essentiellement les plus extrêmes nationalistes blancs, parmi les médias conservateurs. Auparavant, Trump a fait l’article pour le “birther movement[3] ”, qui jette un doute sur la naissance d’Obama sur le sol américain. Plus récemment, Trump a dit qu’Obama “a fondé l’EI ” et que “Hillary Clinton en était la co-fondatrice”. (Vérification des faits : suite à l’invasion en Irak en mars 2003, le Président George W. Bush, son chargé de mission en Irak, Paul Bremer, et son secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, ont ordonné le démantèlement de l’armée iraquienne tout entière, constituant ainsi le noyau dur de l’EI.) Bush a permis à Bremer de diriger l’Irak par décret.) Trump dit aussi : “Ne serait-ce pas une riche idée que de nous entendre avec la Russie ?” et “Je pense que nous pouvons rendre notre défense bien plus forte [et] dépenser un peu moins d’argent”. Il parle aussi de la torture, en déclarant qu’il l’utiliserait pour autant qu’elle soit nécessaire, y compris par noyade simulée.

LA NOUVELLE GUERRE FROIDE AVEC LA RUSSIE

Mais la position pacifiste de Trump envers la Russie a fait retentir des sirènes d’alarme aux USA et en GB, où les thèmes anti-Poutine et anti-Russie vont crescendo. Pour l’élite de l’establishment corporatiste/militaire, Trump répugne simplement trop à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Paul Krugman du New York Times l’appelle “le candidat de la Sibérie” parce que “il est à la solde de Poutine”, au point de faire retirer les expéditions d’armes américaines en Ukraine de la plateforme des Républicains. Le journaliste John Pilger décrit la situation dans Telesur, le 23 août 2016 :

“Ce qu’il y a de plus remarquable avec la vague de propagande de guerre qui monte à présent, c’est l’absurdité patente et la familiarité … [comme dans] les années 1950 quand diplomates, fonctionnaires et journalistes étaient victimes d’une chasse aux sorcières et réduits à néant par le sénateur Joe McCarthy, pour avoir défié les mensonges et la paranoïa sur l’Union soviétique et sur la Chine. Comme une tumeur récidivante, le culte anti-Russie est de retour.

C’est pourquoi l’establishment libéral belliciste de l’Amérique le déteste [Trump. Son] racisme et sa démagogie tonitruante n’ont rien à voir … La CIA a demandé que Trump ne soit pas élu. Les généraux du Pentagone ont demandé qu’il ne soit pas élu. Le belliciste New York Times – qui reprend son souffle après avoir bassement calomnié Poutine sans discontinuer exige qu’il ne soit pas élu. Il se passe quelque chose. Ces tribuns de la “guerre à outrance” sont terrifiés à l’idée que le business de la guerre, qui pèse plusieurs milliards de dollars, grâce à quoi les USA maintiennent leur hégémonie, ne soit compromis si Trump fait affaire avec Poutine, ensuite avec Xi Jinping en Chine. Leur panique à l’éventualité que les grandes puissances du monde se mettent à parler de paix – bien que ce soit improbable – serait la blague la plus décalée si les problèmes n’étaient pas aussi terribles.”

La candidate démocrate, Hillary Clinton, d’autre part, est inébranlablement anti-Russie et une championne néoconservatrice du changement de régime et de l’interventionnisme. Elle est le président rêvé corporatiste/militariste, et donc fortement soutenue par toutes les factions citées, qui désirent instamment la défaite de Trump. Voici qui bouscule la position traditionnelle du GOP, le Parti de la Guerre, avec nombre de Républicains haut placés et même les Néoconservateurs du GOP, qui soutiennent à présent ouvertement Clinton. Victoria Nuland, l’épouse du leader néoconservateur Robert Kagan, a été représentante du Département d’État, de mai 2011 à février 2013, et Secrétaire d’État assistante pour l’Europe et l’Eurasie, de septembre 2013 à ce jour. Certains l’appellent “le faucon posé sur le poing” de Clinton. En même temps, Clinton a promis d’être plus agressive qu’Obama en Syrie, pile au moment où elle a poussé un Obama qui y répugnait, dans l’invasion de la Libye. Elle a un long passé de politiques et d’actions bellicistes, et elle a défendu le changement de régime dans nombre de pays : Irak, Libye, Honduras entre autres. Avec la fin de la Convention démocrate, Clinton a moins besoin, à présent, d’apaiser l’aile anti-guerre du Parti démocrate, et elle se concentre davantage à courtiser les Républicains mécontents de Trump. Nous examinerons sous peu comment la position de Mars et du Soleil dans leurs thèmes respectifs reflète leurs politiques militaristes et leurs styles de campagnes.

CANDIDATS DU TROISIÈME ET DU QUATRIÈME PARTI

Les candidats à la présidence du 3e et du 4e parti, Gary Johnson du Parti libertarien, et Jill Stein du Parti des Verts, ont décidément des visions moins militaristes. Ceci diminue automatiquement leurs chances d’être élus dans une époque où les grandes sociétés de presse célèbrent le militarisme US et préfèrent des candidats bellicistes. Après tout, un budget militaire massif apporte un accroissement exponentiel dans les profits des entreprises. (Cette année marque le 15e anniversaire de guerre continuelle menée par les USA, avec 54% du budget discrétionnaire US alloué aux dépenses militaires. Les USA ont plus de 800 bases militaires de par le monde, alors que tous les autres pays réunis ont un total de 30 bases militaires. Les USA vendent aussi des armes pour des milliards de dollars à des pays qui causent le plus de troubles au Moyen-Orient.) Gary Johnson veut bien moins d’action militaire US, surtout quand il n’y a pas de menace à l’encontre de la sécurité américaine, disant en janvier 2016 : “Nous ne sommes pas plus en sécurité après des années de reconstruction de nations défaillantes à l’étranger.” Le 17 août 2016, au Green Party Town Hall, Jill Stein a dit :

Nous avons dépensé 6 trillions de dollars depuis 2001 dans nos guerres, et ceci inclut les frais médicaux pour les soins des vétérans. Qu’avons-nous en regard de tout ceci ? Des États qui ont fait défaut, des migrations massives de réfugiés, et des menaces terroristes à répétition qui empirent à chaque cycle. L’EI a poussé sur la catastrophe de [l’invasion menée par les USA en] Irak.

Tous deux, Johnson et Stein sont nés avec un Jupiter natal en opposition de Saturne, une combinaison planétaire qui tend à remettre le statu quo en question, comme le fait le carré JUP-SAT, qui fut exact par 2 fois en 2016 (en mars et en mai) et qui reflète les puissants thèmes anti-Establishment de la campagne 2015-16. Ces thèmes ont commencé à s’étioler une fois Jupiter sorti du Lion, le 11 août 2016, brisant en même temps le schéma du carré JUP-SAT et de la conjonction Jupiter-Rahu en Lion. Dans l’analyse que j’ai menée sur les thèmes du carré JUP-SAT sur une période de 100 ans (de 1916 à 2016), il y a une tendance nette à ce que le parti au pouvoir conserve la Maison-Blanche sous certaines conditions. Ces conditions sont réunies en 2016. Cf. http://edithhathaway.com/u-s-presidential-election-2016/#more-1036

Gary Johnson est né le 1er janvier 1953 à Minot, North Dakota, pas d’heure de naissance disponible. Il a Jupiter rétrograde en Bélier, à l’opposition d’un Saturne exalté en Balance. Jill Stein est née le 14 mai 1950 à Chicago, Illinois, pas d’heure de naissance disponible. Son Jupiter se trouve en Verseau, à l’opposition de Saturne (et Mars) en Lion. La Lune natale se trouve en Bélier. En septembre 2015, Johnson et Stein ont entamé une action en justice conjointe contre la CPD (Commission on Presidential Debate), pour requérir le droit de participer aux débats. Leur cas fut classé sans suite le 5 août 2016. Le CPD est un organisme privé, conduit par le Parti démocrate et le Parti républicain, et qui a contrôlé les débats présidentiels depuis 1988. Un candidat du 3e parti ne peut participer au débat que s’il récolte au moins 15% des intentions de vote dans 5 sondages au niveau national, différents et prédéterminés. À l’heure actuelle, Johnson avoisine les 10% dans les sondages nationaux, et Stein environ 5%. En 1992, Ross Perot et son Parti réformiste a gagné 19% dans les sondages et aussi dans les intentions de vote au niveau national. Il fut le candidat du 3e parti à avoir le plus de succès depuis 1912. Coïncidence : tout comme Johnson et Stein, Ross Perot a une opposition Jupiter-Saturne. Il est né le 27 juin 1930, à Texakarna, Texas, à 05 h 43 CST (données classées AA). Son Ascendant, Soleil, Lune et Jupiter sont en Gémeaux, à l’opposition de Saturne rétrograde en Sagittaire.

Johnson et Stein ont fait vœu de continuer à combattre le CPD, que le LWV (League of Women Voters[4]) appelle “une supercherie”. Officiellement, une organisation non partisane avec des tendances progressistes, le LWV fut fondé en 1920. Il a mené les débats présidentiels en 1976, 1980 et 1984, mais s’est désisté en guise de protestation en octobre 1988, quand le CPD a pris le dessus. Coïncidence : 1988 est la première élection présidentielle US pour laquelle le mathématicien et spécialiste en fraude électorale, Richard Charnin, fait état de fraude électorale systémique perpétrée par la manipulation de machines à voter électroniques, à l’époque largement utilisées aux USA.

Clinton et Trump sont au programme de débats à trois occasions en automne 2016 : le 26 septembre, le 9 octobre et le 19 octobre. Mais Trump a fait objection pour le mauvais timing de la plupart des débats en nocturne, et il s’est engagé à participer, “mais à certaines conditions”. On ne sait pas encore si toutes ces conditions ont été obtenues, et il existe des précédents où il n’y eut pas de débat du tout dans une élection générale. C’était en 1964, 1968 et 1972. Après le drame des débats Nixon-Kennedy en 1960, le premier à être retransmis par la télévision lors d’une élection générale, Nixon a refusé de débattre à nouveau quand il a concouru en 1968 et 1972. Le stratège du GOP, Roger Ailes (qui est devenu par la suite fondateur et PDG de Fox News) conseilla à Nixon de les éviter tous les deux. À présent, Roger Ailes fait partie des conseillers de Trump, coach d’un candidat non conventionnel dont le charisme naturel et l’expérience de star de télévision font de lui un formidable adversaire dans le débat pour Hillary Clinton. (Pour davantage de détails sur mon analyse au sujet de Roger Ailes et Donald Trump, cf. http://edithhathaway.com/1391-2/#more-1391.)

Si le débat se passe comme prévu, tous deux vont avoir besoin de spontanéité et de stratégie, comme Kennedy, qui a montré qu’il pouvait convaincre les téléspectateurs mieux que Richard Nixon, plus expérimenté. L’acteur/le candidat Ronald Reagan a fait de même, dans l’un de ses débats télévisés, le 28 octobre 1980, avec Jimmy Carter, qui était le président en titre. Tous deux ont fait mieux que leur adversaire et l’ont roulé en s’appropriant par avance les notes d’informations du débat. Ce fait n’a été connu qu’en juin 1983 et a mené à une controverse du nom de “Debategate”. Quoique ce ne fût jamais tranché, Carter impute toujours sa défaite au vol de ces papiers. En 2016, Clinton, la politicienne plus expérimentée, fait face à une ancienne star de la télévision. Mais son timing astrologique est meilleur que celui de Trump ; et son thème montre des tas d’opportunités de le manœuvrer au besoin à l’aide de tricheries. Elle et/ou sa campagne et le DNC l’ont déjà montré avec Sanders. En outre, les planètes dont elle a le plus grand besoin dans la lutte du débat (Soleil et Mars) sont toutes deux fortes et sans pitié.

LE FACTEUR MARS

Mars est la planète guerrière et gouverne sur les guerres et les compétitions. Le thème natal d’Hillary Clinton contient Mars en Digbala situé en Maison 10. Ceci signifie que Mars est dans son angularité la plus forte possible, à compter de l’Ascendant. Il gagne encore de la force supplémentaire en étant en nakshatra Ashlesha, gouverné par Mercure, un grand et bon ami du Maître de l’Ascendant, Vénus. Mars est aussi dans un Neecha Bhanga Raja yoga ; c.-à-d. qu’en tant que planète débilitée, il bénéficie d’une correction grâce à sa conjonction avec Saturne dans le signe du Cancer. (Saturne gouverne le Capricorne, où Mars est exalté.) Mars est la planète la plus forte dans son thème selon le score Shadbala, et il s’en va à son signe d’exaltation en Capricorne en Maison 8 de Navamsha, à la conjonction de Rahu.

hillary-clinton-1947-chiCliquez ici pour un bref rappel sur la lecture des cartes du Nord et du Sud de l’Inde

SOURCE : http://www.astro.com/astro-databank/Clinton,_Hillary AstroDataBank donne une note DD (Données douteuses) pour des heures de naissance aux alentours de 08 h ou 20 h CST, bien que plusieurs sources chez Astrodatabank correspondent bien à une heure proche de 8 h CST. J’ai utilisé mon heure rectifiée de 07 h 56 CST pour le travail exhaustif que j’ai fait sur l’élection présidentielle US 2008, où j’ai prédit la victoire d’Obama, 10 mois à l’avance.

En Neecha Bhanga, Mars démarre souvent d’une position plus faible et il peut être bien plus compétitif et combatif que Mars exalté ou dans son propre signe, où il a son confort. Mars en Digbala exige d’être aux commandes, et quand ce facteur est combiné avec un Mars en Neecha Bhanga Raja yoga, il rassemble son énergie pour défaire ses compétiteurs et ses ennemis. De plus, l’autre planète ignée masculine du thème, le Soleil, est aussi en Neecha Bhanga Raja yoga. Situé à l’Ascendant Balance, le Soleil est corrigé par sa conjonction avec Vénus, maître de la Balance. Avec la planète de l’agressivité (Mars) et du commandement (Soleil) toutes deux en Neecha Bhanga et aussi en maisons angulaires, voici qui en rajoute à la propension à partir au combat depuis une position initialement faible.

Ces deux planètes expliquent peut-être mieux que toute autre pourquoi Clinton n’accepte pas la défaite facilement et pourquoi elle fera n’importe quoi pour atteindre ses desseins politiques, peu importe que ce soit acceptable en vertu des règles établies voire même des lois, ou non. Elle n’accepte pas facilement l’autorité ou l’opinion des autres, quoiqu’elle puisse masquer ceci facilement grâce à Vénus et Mercure à l’Ascendant Vierge, ce qui donne un certain charme. Mercure réalise un Budha Aditya yoga et il est en Digbala. Ceci confère un ton de commandement et le don de s’exprimer clairement. Les composants dénués de scrupules s’invitent avec des planètes Gandanta dans un signe d’Eau et en Sarpa Drekkana, ce dont nous allons bientôt parler. Notez aussi que le Nadi yoga entre Soleil et Rahu chez Clinton (échange de maîtres de nakshatra entre Soleil et Rahu) lui apporte un désir irrépressible (Rahu) de commander et d’une position élevée (Soleil), mais ceci lui crée des problèmes, puisque Soleil et Rahu sont dans une relation tendue de type Maisons 6-8. Pendant ce temps, Trump a une conjonction Soleil-Rahu en Maison 10 du statut, où le Soleil est en Digbala, et Rahu conjoint au Soleil possède le même effet, mais il le donne presque comme un droit de naissance, non pas comme une chose qui doit être récupérée en faisant des pieds et des mains.

Mars, en conjonction de Saturne dans le signe d’Eau du Cancer, est plus émotif qu’il n’y paraît, spécialement en ce cas, avec Saturne et la Lune qui échangent leurs signes : un Parivartana yoga. Saturne en Cancer, possédé par la Lune, échange de l’énergie avec la Lune en Verseau, possédé par Saturne. L’idéalisme émotionnel de la Lune en Verseau se fusionne avec la discipline de Saturne en Cancer, déterminé à faire fonctionner correctement la famille. D’une part, ceci crée un Raja (faiseur de rois) yoga entre les maîtres des Maisons 5 et 10 comptées de l’Ascendant Balance, ce qui apporte le succès et le rang social. D’autre part, avec Saturne à 28.11 Cancer, il y a une composante de tricherie et de tromperie, due à la position de Saturne dans le dernier drekkana (troisième partie) du signe du Cancer, connue sous le nom de Sarpa Drekkana (secteur à caractère de serpent). Une planète ou une position clé en Sarpa Drekkana peut être volatile, imprévisible, et trompeuse. Cette zone est aussi Gandanta (les derniers 3.20 degrés d’un signe d’Eau ; les premiers 3.20 degrés d’un signe de Feu), avec une vulnérabilité particulière à la fin de l’Eau et une propension notoire à la duperie, associée aux derniers 3.20 degrés du Scorpion. Mars aussi est en Sarpa Drekkana, puisque le second et le troisième drekkana du Cancer sont Sarpa Drekkana, vu que la cuspide de Maison 10 est à 27.50 Cancer (même en utilisant les signes entiers), avec mon heure rectifiée de 07 h 56 CDT et un Ascendant à 27.50 Balance.

En sus du pouvoir de la planète guerrière, Mars, située en haut du thème, voici la potentialité d’être calculateur et impitoyable quand il est en Sarpa Drekkana : le politicien parfaitement classique. Clinton peut très bien ne pas aimer le job de faire campagne, mais elle montre la volonté de faire tout ce qu’il faut pour être élue.

donald-trump-queensCliquez ici pour un bref rappel sur la lecture des cartes du Nord et du Sud de l’Inde

SOURCE : http://www.astro.com/astro-databank/Trump,_Donald AstroDataBank donne 10 h 54 EDT comme classé AA et Jamaica, NY, comme lieu de naissance (long. 73 O 48, Lat. 40 N 41). L’astrologue Joni Patry utilise Queen’s Village, NY (Long. 73 O 48, lat. 40 N 44), ce qui fait une différence minime en latitude.

Trump a un Mars dominant en Lion dans son Ascendant, et Soleil – planète du commandement – est en Digbala (le meilleur angle possible pour le Soleil) en Maison 10 avec Rahu. Avec son heure de naissance confirmée, nous pouvons être sûrs de l’endroit où se trouvent les planètes à la fois dans son thème natal et dans son thème Navamsha. Mars s’en va à la Maison 12 en Taureau dans la carte Navamsha, ce qui produit un Viparita Raja yoga. En tant que yoga protecteur vis-à-vis des adversaires, y compris financièrement, ceci procure des avantages. Ce yoga se produit quand le maître d’une maison Dusthana (Maisons 6, 8 ou 12) réside dans sa propre maison ou dans une autre maison Dusthana. En ce cas, en tant que Maître de 6 de Navamsha, Mars réside en Maison 12 de Navamsha. D’autres facteurs de protection pour Trump comprennent un aspect de trigone de Jupiter au Soleil, Maître de l’Ascendant, dans le thème natal et un Shubha Kartari yoga à l’Ascendant Lion. Ceci se produit quand des planètes bénéfiques classiques entourent l’Ascendant, en Maisons 12 et 2. Vénus est la dernière planète en Maison 12 et Jupiter la première en Maison 2. Les planètes bénéfiques classiques accordent bienfaits et protection, y compris pour le corps physique. Elles facilitent considérablement le chemin dans la vie. Cependant, les planètes maléfiques classiques enserrent l’Ascendant de Navamsha (un Papakartari yoga), donc ce yoga n’est pas amplifié par sa répétition en Navamsha.

Et bien que Mars soit protecteur en cette position en Navamsha, il perd de la force en matière de domination en se trouvant en maison non-angulaire ou trigonale, comptée de la Lune ou de l’Ascendant. D’un emplacement en maison angulaire dans le thème natal, il se retrouve en maison Dusthana en thème Navamsha. Pendant ce temps, le tandem Lune-Ketu et Soleil-Rahu de Navamsha conservent leurs positions en maison angulaire. Ceci confirme pourquoi nous avons vu l’ascension de Trump depuis novembre 1975, quand il est entré dans son Dasha du Soleil d’une durée de 6 ans (système Vimshottari). Avant son Dasha du Soleil, Trump se trouvait dans son Dasha de Vénus d’une durée de 20 ans, et Vénus se trouve en Maison 12 dans le thème natal. Le Soleil est aussi en nakshatra Mrigashira, possédé par Mars, un grand ami planétaire, un Raja yogakaraka en tant que Maître de 9, et fortement placé à l’Ascendant Lion. Ceci amplifie le pouvoir igné du Soleil, comme le fait le maître de Dasha, Rahu, en conjonction du Soleil dans la Maison 10 du rang social et de la visibilité. En outre, Rahu est exalté en Taureau.

Alors que Clinton a son Saturne natal Gandanta en Cancer, Trump possède deux planètes Gandanta (la Lune à 28.05 Scorpion, Ketu à 27.39 scorpion), et l’une d’elles est aussi débilitée : Lune en Scorpion, gouverné par Mars. Puisque Mars est en maison angulaire comptée à la fois de la Lune et de l’Ascendant, cette Lune aussi accomplit un Neecha Bhanga Raja yoga. C’est une Pleine Lune spectaculaire, approchant une éclipse totale de Lune, qui doit se produire dans à peine 4 heures. Les éclipses totales ont une intensité supérieure, mais la difficulté à contrôler ses émotions profite d’une stabilité accrue grâce à la correction de Mars et de la Lune en Digbala (la Lune en la meilleure maison angulaire possible). Nous voyons bien ceci dans les bases de Trump, sa famille et ses maisons splendides (toutes deux la Maison 4). Mais puisque cette Pleine Lune et Ketu sont tous deux gandanta, en leur emplacement le plus trompeur en signe d’Eau (Scorpion), et à l’approche d’une éclipse totale de Lune, ceci lui donne une allure exagérément dramatique, volatilité et un caractère imprévisible, d’autant plus que cela dépend des planètes en transit et de sa séquence de Dasha.

LE RALENTISSEMENT DE TRUMP

Les années 2015 et 2016 renferment en effet une période remarquable où l’axe des signes fixes (Taureau, Lion, Scorpion, Verseau) est activé dans le thème natal de Trump :

  • Saturne transitant le Scorpion (Maison 4) : du 2 novembre 2014 au 27 janvier 2017 (aspecte l’Ascendant Lion et 5 planètes).
  • Jupiter transitant le Lion (Ascendant) : du 14 juillet 2015 au 11 août 2016.
  • Rahu transitant le Lion (Ascendant) : du 9 janvier 2016 au 15 septembre 2017.
  • Mars et Saturne transitant le Scorpion (Maison 4) : du 20 février au 17 septembre 2016, avec une pause en juin.
  • Jupiter et Rahu transitant le Lion (Ascendant) : du 9 janvier au 11 août 2016 (à peine plus de 7 mois)
  • Sous -période de Mars du Dasha de Rahu : du 29 octobre 2015 au 16 novembre 2016 (dernière sous-période du Dasha de Rahu, d’une durée de 18 ans, amplifiée par le transit de Rahu conjoint à Mars natal, tout au long de 2016, et par Mars en transit en opposition de Rahu natal pendant 6 mois en 2016, jusqu’au 17 septembre).

Sur cet axe fixe dans le thème natal de Trump, est branché aussi un Kala Sarpa yoga virtuel (littéralement “yoga du Serpent du Temps”), quand toutes les planètes sont contenues entre Rahu et Ketu, l’axe de l’éclipse. Un Kala Sarpa yoga montre que la vie est plus marquée par le destin et moins dictée par la propre volonté de l’individu. Avec la présence d’autres yogas positifs, comme en ce cas, le Kala Sarpa yoga permet à la personne de jouer un rôle majeur en changeant la société où il/elle vit. La Pleine Lune de Trump au travers de l’axe Taureau-Scorpion se trouve à 26’ d’orbe (moins d’un demi-degré) de Rahu et Ketu : Soleil-Rahu en Taureau en Maison 10 à l’opposition de Lune-Ketu en Scorpion. La Pleine Lune est au plus visible et galvanisante, et Mars à l’Ascendant Lion amplifie en plus le côté dramatique de cette existence.

 

Comme on le voit, tout continue à tourner autour de Trump. Il a gagné les primaires du GOP quand peu d’experts (y compris Nate Silver) s’attendaient à ce qu’il survive à l’automne 2015. Mais début novembre 2015, il devint le candidat favori du GOP et reçut la protection des services secrets. Quoi qu’il en soit, les experts accordèrent peu d’attention à la taille énorme de ses meetings à compter de l’été 2015 (quand Jupiter a commencé à transiter le Lion), tout comme ils ont ignoré les meetings encore même plus courus de Bernie Sanders, qui avoisinaient un total de 1,5 million de personnes. En comparaison, les meetings de Clinton et son audience étaient beaucoup plus réduits, avec bien moins de participants.

Si on suit la progression de Trump tout au long de la campagne, j’ai dit que plus il s’enfoncerait dans le Dasha Rahu-Mars (du 29 octobre 2015 au 16 novembre 2016), plus il serait susceptible d’enregistrer des revers et des pertes. En effet, le ralentissement majeur de Trump dans les sondages a commencé quelque temps après la DNC (Democratic National Convention) qui s’est terminée le 28 juillet. Hillary Clinton a reçu alors le classique rebond dans les sondages, mais Trump n’a jamais récupéré le terrain à la suite de son propre rebond après la Convention. Cette tendance baissière s’est produite dans les deux semaines après que Jupiter ait quitté le Lion le 11 août. Jupiter en transit avait joué ce rôle important pour Trump depuis le 14 juillet 2015. La présence de Jupiter en Lion était significative parce qu’il lui accordait protection et expansion, et on l’a vu réussir à être élu lors de la Convention Nationale Républicaine du 18 au 21 juillet 2016.

À présent, Jupiter transite la Vierge du 12 août 2016 au 13 septembre 2017. Alors que Jupiter en Vierge bénéficie aux finances de Trump, et que c’est aussi un retour de Jupiter sur sa position natale (chose remarquable, dans son degré de Station avant retour à la Direction, en même temps que d’autres Dhana yogas de prospérité), Jupiter en transit en Maison 2 n’est pas en position angulaire ni dans le thème natal ni dans le thème Navamsha. Donc il a moins de pouvoir pour l’aider dans sa recherche d’un poste de commandement des plus forts au niveau mondial, y compris en tant que maître de Dasha d’une durée de 16 ans, qui commence le 16 novembre 2016. Une personne qui a une vie publique bénéficie plus directement d’une bénéfique classique (ou d’un maître de Dasha) dans une maison angulaire, les deux bénéfiques classiques majeures étant Vénus et Jupiter. Pour une personne d’Ascendant Lion (Trump), Jupiter est la meilleure bénéfique, puisque Vénus est une ennemie du maître de l’Ascendant, le Soleil. Mais pour une personne d’Ascendant Balance (Clinton), Vénus gouverne la Balance et est de loin la meilleure bénéfique. Pour eux, Jupiter est une planète neutre, mais elle peut causer des problèmes en tant que Maître de 6 des problèmes de santé et des soucis légaux, de vol, de conflits et d’accidents. Dès lors, Clinton a été bien moins affectée par le mouvement de Jupiter vis-à-vis de son Ascendant Balance, bien qu’il projette un aspect de 180 degrés sur sa Lune en Verseau.

Entretemps, comme on l’a déjà dit, le caractère imprévisible de Trump et son impulsivité peuvent être à la fois une force et une faiblesse. Jouer de l’effet de surprise peut très bien fonctionner pour le spectacle et pour attirer l’attention des médias, mais un politicien doit apparaître fiable et raisonnablement constant. Ce qui est bien constant, en revanche, c’est qu’il connaît la portée de ce qu’il dit, qu’il le dise de façon directe ou indirecte. Cf : http://www.commondreams.org/views/2016/08/24/understanding-trumps-use-language

Ces éléments convergent tous de façon à rendre les deux derniers mois avant l’élection générale quelque peu paradoxaux. C’est à la fois prévisible – Trump doit entamer son déclin dans les derniers mois du Dasha de Rahu, mais c’est aussi imprévisible – à cause de sa personnalité spectaculaire et de ses nombreux tours et détours. Il peut encore créer la surprise et encaisser encore quelques gains inattendus, grâce à ses fervents supporters. Certains sondages ont suggéré qu’il devrait gagner au moins 20 à 25 États. Et étant donné les faibles ratios en faveur de Trump et de Clinton, les candidats des 3e et 4e partis pourraient bien engranger des gains inattendus, surtout avec plus de 43% des électeurs US enregistrés comme Indépendants. Jadis parfaitement positionnés pour bénéficier à la candidature de Sanders, les Indépendants pourraient prendre d’autres directions, non liés qu’ils sont aux partis majeurs et souvent exclus des courses aux primaires – une autre façon du duopole Républicains-Démocrates de conserver le contrôle politique aux USA.

Trump a un Dasha potentiellement lucratif qui commence huit jours après le jour de l’élection, et il pourrait bien engranger du profit sur un chapitre nouveau et même encore plus profitable de sa vie. Il demeurera un fier adversaire jusqu’à la fin, quel que soit le résultat. Et il a déjà mis en garde ses supporters à l’encontre de la fraude électorale, ce qui n’est en aucun cas un avertissement à la légère. Il se peut que la fraude électorale soit devenue une constante des élections US, mais qu’on puisse y être davantage exposé en 2016, surtout avec les différentes poursuites engagées pour fraude électorale, actuellement en suspens, à propos des primaires démocrates, où une fraude électorale massive s’est produite, croit-on, à travers tous les États, et au moins 12 États sont contestés par les avocats spécialisés en fraude électorale, qui auraient été gagnés par Bernie Sanders, et non par Hillary Clinton.

LES DÉMOCRATES CONSERVENT LA MAISON-BLANCHE

Les carrés Jupiter-Saturne se produisent tous les 20 ans. Mon analyse de ces thèmes couvrant une période de 100 ans (1916 à 2016) donne une perspective historique à cette élection 2016. Cf. http://edithhathaway.com/u-s-presidential-election-2016/#more-1036. Je montre comment, à chaque fois où un carré s’est produit en signes fixes, il a indiqué que le candidat sortant gagnait l’élection. On a analysé les thèmes un à un, y compris celui du carré JUP-SAT en signes fixes du 26 mai 2016, qui montre la victoire probable du parti au pouvoir, bien que j’aie pensé que ce serait le candidat “insurgent[5]” (Bernie Sanders) qui en fait gagnerait, mais il fut contraint d’apporter son soutien à Clinton. C’est la première fois sur cette période de 100 ans qu’un parti déjà en place est susceptible de gagner alors que le président actuellement sortant ne se présente pas aux élections. Obama aura atteint le terme de son mandat après être resté 8 ans en poste, mais il ne fait aucun secret de son souhait d’avoir Hillary Clinton comme successeur, afin de conserver son héritage. Il a joué un rôle protecteur au sein des enquêtes pour crime grave menées par le FBI. Avant cela, il l’avait nommée Secrétaire d’État, de 2009 à 2013. Elle donna alors sa démission afin de préparer sa course à la présidentielle, et elle annonça sa candidature le 12 avril 2015.

J’ai discuté les forces et les faiblesses du thème natal de Clinton auparavant dans cet article, comme dans mon article de décembre (Trump it Up) et dans mon article de mai 2015 sur Clinton. Elle se trouve actuellement dans un Dasha Soleil-Rahu. Ensemble, ils forment un Nadi yoga : un échange de maîtres de nakshatra entre Soleil et Rahu. Dans un Nadi Jyotisha, le maître de nakshatra est considéré comme un maître de rang supérieur par rapport au maître du signe. Et quand les maîtres de nakshatra sont combinés avec des planètes, il y a une très puissante influence mutuelle entre ces planètes. Comme on l’a déjà dit, le Nadi yoga de Clinton lui apporte un désir irrépressible (Rahu) d’avoir le commandement et le rang social (Soleil), mais ceci lui crée des problèmes puisque Soleil et Rahu sont en relation tendue de type Maisons 6-8. Le Soleil est aussi un ennemi planétaire du maître de l’Ascendant, Vénus.

Ce puissant Nadi yoga s’active durant son Dasha Soleil-Rahu, du 9 mai 2016 au 2 avril 2017. Ceci couvre la période finale des courses aux primaires, dont la controversée primaire de Californie, la DNC, l’élection générale et l’intronisation du président le 20 janvier 2017. Avant cela, Hillary était dans un Dasha Soleil-Mars, du 2 janvier au 9 mai 2016. Cette sous-période active les deux planètes masculines du Neecha Bhanga Raja yoga de son thème. Nous avons déjà évoqué comment Mars et le Soleil en maisons angulaires, avec Mars en Digbala (la meilleure maison angulaire possible pour Mars) ET le Neecha Bhanga pouvait apporter une capacité peut-être même supérieure à se battre, et à faire le nécessaire pour gagner le prix. Quand Clinton a annoncé sa candidature le 12 avril 2015, elle venait tout juste d’entrer dans son Dasha du Soleil, d’une durée de 6 ans, le 15 mars 2015.

Bien que ce fût l’élection où les candidats anti-Establishment Trump et Sanders aient reçu, et de loin, l’audience la plus large et le support le plus fort, et que ceci fût reflété dans les carrés JUP-SAT de mars et de mai 2016, ceux-ci vont toucher à leur fin le 11 août. Le désir d’Hillary Clinton de concourir pour la présidence, demeuré au stade d’intention durant des dizaines d’années, allait trouver son accomplissement, même s’il doit être réalisé par la fraude. Elle ne serait pas la première à gagner la présidence par fraude, et elle ne sera pas la dernière. Les héritiers des grandes entreprises et les oligarques au pouvoir peuvent passer outre le fait qu’elle soit indigne de confiance, puisqu’ils comprennent qu’elle leur promet une chose mais qu’elle doit en dire une autre aux électeurs dans leur ensemble. C’est une autre raison qui explique pourquoi ses conversations bien gardées avec Goldman Sachs ne peuvent pas être révélées. Elle et elle seule a accès à ces transcriptions, qu’elle a facturées à 1 000 jusqu’à 245 000 dollars par discours, à cette condition que personne d’autre n’aurait aucun enregistrement ou transcription d’aucune sorte. Quand on l’a interrogée à ce sujet à Town Hall[6], elle a dit “qu’elle verrait”. Donc nous pouvons nous attendre à quelque chose du même tonneau de la part d’Hillary Clinton, plus à donner à l’élite des entreprises ce qu’ils veulent aux dépens du Bien public. Avec son audace, sa détermination et sa tricherie, voici ce que promet une victoire de Clinton en novembre.

On voit comment le duopole des partis républicain et démocrate se maintient par un contrôle strict du processus du débat présidentiel, entre autres choses, quoique ces deux partis majeurs politiques aient été ébranlés en 2016 par Trump du côté du GOP, et du côté démocrate, par les découvertes de la complicité du DNC avec la campagne de Clinton, la candidature inédite de Bernie Sanders, et sans doute les candidats des 3e et 4e partis, Gary Johnson et Jill Stein. Sanders eut la malchance de lancer sa Révolution politique au sein d’un parti contre-révolutionnaire, ainsi que le fait remarquer la candidate du Parti des Verts, Jill Stein. Le temps dira si la révolution qu’a inspirée Sanders possède beaucoup d’élan en dehors de l’appréciable capacité à commander et à diriger de Sanders. Quand il s’est rangé pour soutenir Clinton le 12 juillet 2016, il semble qu’il ait prouvé que le Parti démocrate ne différait que très peu du Parti républicain dans leur façon de chercher à faire plaisir à leurs maîtres, les grosses entreprises.

LE MODÈLE DE 160 ANS DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES US : DE 1940 À 2100

Les membres de partis politiques sont plus polarisés que jamais les uns contre les autres, avec les deux partis majeurs qui vont même un peu plus loin vers la droite depuis environ 1980. Mais nous pouvons toujours voir un modèle de 160 ans, qui court de 1940 à 2100, et qui montre comment les élections US seront gagnées, du moins qui gagnera la Maison-Blanche. Ma recherche originelle de ce pattern, qui remonte aux années 2000, est présentée dans mon livre In Search of Destiny, 2012, pp. 40-41. D’après mes recherches et mon étude, en utilisant l’étroite corrélation entre les conjonctions JUP-SAT et les élections présidentielles US et/ou l’intronisation, et les orbites planétaires de Jupiter et de Saturne à l’intérieur de ces cycles, les patterns se sont répétés à la perfection depuis 1940 jusqu’en 2008. Ceci signifie que peu importe le président élu en 2016, quoique je m’attende à ce que ce soit un Démocrate, un Démocrate devrait être élu président en 2020.

C’est alors que commence un nouveau cycle de 28 ans de présidences démocrates, interrompues uniquement au signal des 12 ans (l’orbite de Jupiter) par 8 années de présidence républicaine. Puisque le Parti républicain s’est porté tellement à droite et qu’il s’est éclaté en tant de factions extrêmes, incarné en partie par Donald Trump, qui à son tour est éjecté aussi sec par nombre de fidèles partisans du GOP, nous pouvons voir comment cela pourrait prendre au parti plusieurs années pour se retrouver tel qu’en lui-même et pour remettre leur programme sur pied. Entretemps, avec suffisamment de sièges au Congrès, ils peuvent continuer à faire de l’obstruction aux Démocrates, comme c’est déjà arrivé tout au long des années Obama, de janvier 2009 jusqu’à présent. Mais les lobbyistes de l’industrie continuent à dicter ce que font les gouvernements, et ils ont le contrôle sur nombre de législateurs républicains et démocrates. Les grandes entreprises ont gagné du pouvoir sur les États-nations durant la période de TERRE, et maintenant, ceux qui désirent défier ce statu quo ont besoin de prendre force à la fois au niveau du gouvernement de l’État et du gouvernement fédéral.

Le cycle de 28 ans des élections présidentielles US, qui démarre en 2020, sera le premier en 80 ans de cette période de 160 ans qui court jusqu’en 2100, à ne pas coïncider avec les triples conjonctions de Jupiter et de Saturne, ce qui est relativement rare. Une raison possible, c’est que ce modèle de 160 ans puisse faire défaut s’il ne fonctionne seulement qu’avec les triples conjonctions de Jupiter et de Saturne. Cependant, la conjonction JUP-SAT de 2020 se produit au solstice d’hiver, à un mois de l’intronisation, et six semaines après l’élection présidentielle. Quand la conjonction JUP-SAT remplit ces critères, (c.-à-d. à quelques mois de distance seulement de l’un ou l’autre événement, et plus ils en sont proches, plus l’impact est puissant), il y a possibilité que démarre un nouveau cycle de 28 ans (Saturne) de domination d’un parti à la Maison-Blanche, avec une pause uniquement au signal des 12 ans (Jupiter). L’orbite de Saturne est d’environ 29,5 ans et celle de Jupiter de 11,9 ans. Si on arrondit à 28 et 12 ans environ, c’est parfait pour les deux et cela coïncide étroitement avec le cycle des élections présidentielles US. En revanche, cela coïncide aussi étroitement avec les conjonctions JUP-SAT pour toute une période de 160 ans : de 1940 à 2100. Aussi, puisque Saturne demeure dans un signe 2,3 ans en moyenne, et Jupiter un an en moyenne, nous pouvons dire avec certitude qu’au signal des 12 ans, Jupiter va revenir dans le même signe zodiacal, et Saturne dans le même signe zodiacal au terme de 28 ans au moins. Puisque Jupiter est la planète védique du Dharma et Saturne celle du Karma, l’interaction de ces deux planètes est de la plus extrême importance pour les domaines sociaux, culturels, économiques et politiques.

La première série de 28 ans de présidence démocrate a commencé avec l’élection de Franklin D. Roosevelt en 1940, coïncidant avec les triples conjonctions en Bélier sidéral. À dater de 1940, les Démocrates ont gardé la Maison-Blanche jusqu’en 1968, mais ils étaient vulnérables au parti d’opposition qui prenait le contrôle à certains points prévisibles : 1) au signal des 12 ans (retour de Jupiter), avec le début d’une période de 8 ans où la Maison-Blanche est allée aux mains de l’autre parti ; et 2) quand l’élection a coïncidé avec la conjonction suivante JUP-SAT du cycle de 28 ans. Ceci s’est produit au signal des 20 ans en 1960, et à partir du cycle de 28 ans qui débuta en 1980, c’était en 2000. Donc en 1960 et encore en 2000, ces deux élections ont été soit âprement contestées (2000) ou elles devaient l’être (1960) quand John F. Kennedy a gagné d’un cheveu. Les votes en Illinois, surtout dans le comté de Cook, et du Texas, demeurent officiellement non résolus et impossibles à solutionner. Mais des rapports, longtemps tenus secrets, de la surveillance électronique du FBI indiquent que le père de Kennedy, Joe Kennedy, a fait affaire avec la Mafia et les patrons de syndicats pour qu’ils votent en faveur de son fils dans plusieurs États clés, dont l’Illinois.

L’une des caractéristiques majeures de la période de TERRE (période post-Mutation, de 1961 à 2199), c’est que Jupiter est affaibli vis-à-vis de Saturne, surtout avec la conjonction JUP-SAT en Capricorne, quand les résultats des élections peuvent être achetés. C’est pourquoi la conjonction JUP-SAT de départ, du 18 février 1961, est si importante pour donner le ton de la période de TERRE, et pourquoi nous pouvons voir les quatre conjonctions JUP-SAT subséquentes en signes de Terre avec quelque inquiétude, quand on en vient à contrer le contrôle des entreprises (Saturne) sur les États-nations (Jupiter). Il faudra des efforts considérables de la part des citoyens pour équilibrer ces tendances des Profits dominant sur le Bien public. Les prochaines conjonctions JUP-SAT en TERRE nous emmènent en 2100, avant que le moule ne se brise avec une conjonction JUP-SAT en AIR sidéral (0.16 Balance), le 18 septembre 2100.

  • 21 décembre 2020, conjonction JUP-SAT à 06.20 Capricorne (Uttarashada)
  • 31 octobre 2040, conjonction JUP-SAT à 23.30 Vierge (Chitra)
  • 17 avril 2060, conjonction JUP-SAT à 06.04 Taureau (Krittika)
  • 14 mars 2080, conjonction JUP-SAT à 16.54 Capricorne (Shravana)

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RÉFÉRENCES

[Cet article paraît dans le numéro de septembre 2016 d’Astrologic magazine et dans le numéro d’automne de CVA Journal. CVA correspond à Council of Vedic Astrology.]

Copyright © 2016, Edith Hathaway. Tous droits réservés.

[1] NdT : Great Old Parti, les Républicains

[2] NdT : Idéologie en faveur d’une définition raciale de l’identité nationale.  Aux USA, le Naturalization Act de 1790 a donné les premières règles à suivre en vue d’obtenir la nationalité américaine (être blanc, homme libre, de bonne moralité). La réglementation a énormément évolué, mais au début des années 1960, le White Nationalism s’est développé sous forme d’un mouvement conservateur au sein de la société traditionnelle. (D’après Wikipedia)

[3] NdT : “les Birthers  se consacrent au renouveau de notre gouvernement constitutionnel, en s’assurant pour commencer que le Président et Commandant en chef est un citoyen né sur le sol américain.” http://birthers.org/

[4] http://lwv.org/our-work

[5] http://www.new-york-lawyer.ws : quelqu’un qui est impliqué dans une insurrection. Il diffère du rebelle en ce sens que le rebelle se comprend toujours au sens négatif, ou bien c’est quelqu’un qui s’oppose à tort aux autorités en place. Un “insurgent” peut être quelqu’un qui s’oppose à raison à la tyrannie des autorités en place. Les colons qui se sont opposés à la tyrannie du gouvernement anglais étaient des insurgents, non pas des rebelles.

[6] L’hôtel de ville ou la mairie